La police des Noirs à la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Domingue, sous l'Ancien régime : 1756-1791 / Hurard Bellance ; sous la direction de Lucien-René Abénon

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Esclavage -- Antilles françaises -- 18e siècle

Noirs marrons -- Antilles françaises -- 18e siècle

Noirs -- Antilles -- Conditions sociales -- 18e siècle

Police administrative -- Antilles françaises -- 18e siècle

Emmer, Pieter Cornelis (1944-...) (Membre du jury / opponent)

Cauna, Jacques de (1948-....) (Membre du jury / opponent)

Fallope, Josette (19..-....) (Membre du jury / opponent)

Abénon, Lucien-René (1937-2004) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Université des Antilles et de la Guyane (1982-2015) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Relation : La police des Noirs en Amérique, Martinique, Guadeloupe, Guyane, Saint-Domingue et en France aux XVIIe et XVIIIe siècles / Hurard Bellance / Matoury : cIbis rouge Éditions , DL 2011

Relation : La police des Noirs à la Martinique, la Guadeloupe, Saint-Domingue, sous l'Ancien régime : (1756-1791) / Hurard Bellance ; sous la direction de Lucien-René Abénon / Lille : Atelier national de reproduction des thèses , 1999

Résumé / Abstract : Avec les difficultés de recrutement des engagés, le gouvernement français, à partir de 1670, recourut plus systématiquement à l'emploi des esclaves noirs dans ses colonies d'Amérique. Vers 1789, 89 000 africains environ étaient recensés dans chacune des îles de la Martinique et de la Guadeloupe, 450 000 à Saint-Domingue. Comment contenir de telles quantités d'hommes ? Le code noir entendait répondre à la question en réglementant tout ce qui, chez les nègres, était de nature à gener la production : la pratique du commerce, le contrôle des allées et venues, le marronnage. Cette loi fut complétée par des ordonnances locales comme celles se rapportant au poison. On pensa de même que la religion pouvait en imposer aux esclaves et les rendre plus disponibles pour les tâches agricoles. Une police fut également établie pour les noirs libres, égaux des blancs, en droit. Cependant, le gouvernement fit tout pour ignorer l'article 59 du code noir proclamant cette uniformité juridique, en élevant une barrière entre les deux races. La police des noirs fut d'une exécution difficile, en ce qui concernait les esclaves fondamentalement. Néanmoins, les resultats recherchés par cette politique, particulièrement l'exploitation des terres, furent bien atteints