Un hôpital à Madagascar : analyse anthropologique de la confrontation des pouvoirs, des savoirs et des représentations à l'hôpital de Toamasina / Claire Mestre ; sous la direction d'Annie Hubert

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

Hôpitaux -- Madagascar

Anthropologie médicale -- Madagascar

Santé publique -- Histoire -- Madagascar

Pratique médicale -- Madagascar

Hubert-Baré, Annie (1941-2010) (Directeur de thèse / thesis advisor)

Baré, Jean-François (1948-2015 ; anthropologue) (Membre du jury / opponent)

Henry, Patrick (1937-.... ; neurologue) (Membre du jury / opponent)

Mangalaza, Eugène Régis (1950-.....) (Membre du jury / opponent)

Raynaut, Claude (19..-....) (Membre du jury / opponent)

Université Bordeaux-II (1971-2013) (Organisme de soutenance / degree-grantor)

Relation : Un hôpital à Madagascar : analyse anthropologique de la confrontation des pouvoirs, des savoirs et des représentations à l'hôpital de Toamasina / Claire Mestre ; sous la direction d'Annie Hubert / Lille : Atelier national de reproduction des thèses, Université de Lille III , 1999

Résumé / Abstract : À l'hôpital de Toamasina, premier port de Madagascar, et capitale de la province Betsimisaraka, a été mis en place le recouvrement des coûts, sous l'égide de la coopération française, dans un contexte socio-économique national précaire. La problématique concerne la place qu'occupe l'institution hospitalière, comme enjeu de pouvoir pour les décideurs et les professionnels de la santé, comme lieu de confrontation de différents savoirs et comme lieu de soin pour les populations. On définira l'institution comme non-lieu anthropologique. Les deux premières parties, grâce à une étude historique, permettent de comprendre en quoi la sante publique est la représentante de l'état, et comment s'est construite l'élite médicale malgache depuis la colonisation. L'impact du projet français, l'organisation actuellement précaire de la profession médicale, et la représentation d'un état disqualifié, seront analysés comme ayant une incidence dans la régulation des relations sociales et le soin hospitaliers, au détriment des plus faibles. La troisième partie traite du traitement hospitalier comme mise en forme de paradigmes médicaux, et également reflets des relations sociales inégalitaires, génératrices de violence symbolique. La quatrième partie analyse l'hôpital comme segment d'une situation de pluralisme thérapeutique par l'étude d'itinéraires thérapeutiques. Son accès reste cependant impossible si l'on ne dispose pas d'un capital social et économique suffisant. L'hôpital est ainsi le lieu où s'observe le lien état/populations, il est producteur d'un discours médical et élément d'un pluralisme thérapeutique, mais, il est également un lieu de "désordre social", il est un non-lieu.

Résumé / Abstract : At the hospital of Toamasina, first port of Madagascar and capital of the province of Betsimisaraka, a system of patient financial participation has been set in place under the aegis of French Cooperation and in a unstable socioeconomic climate. The enquiry is concerned with the place occupies as a power arena for the decision-makers and the health professionals, as a place of confrontation between different bodies of learning and as a place of healing for the population. The institution will be defined as an anthropological « non-place ». The first two parts, which rest on a historical study, make clear how public health is representative of the state and how the Madagascar medical elite has built itself up since colonisation. The impact of the French project, the current precarious organisation of the medical profession and the representation of a disqualified state will be analysed as having an incidence on the regulation of social relations and hospital care to the detriment of the weakest. The third part examines hospital treatment as a realisation of medical paradigm and equally as representative of unequal social relations generative of symbolic violence. The fourth part examines the hospital as a segment of a situation of therapeutical pluralism through the study of therapeutical itinaries. The hospital’s accessibility, however, remains impossible for those who do not have sufficient social and economic capital at their disposal. The hospital is, thus, a place where one can observe the link state/population, it is productive of medical discourse and is an element in therapeutic pluralism, but, it is equally a place of « social disorder ». It is a non-place.