Le temps des guerres de religion : le cas du Limousin vers 1530-vers 1630 / Michel Cassan ; préface de Yves-Marie Bercé

Date :

Type : Livre / Book

Type : Thèse / Thesis

Langue / Language : français / French

ISBN : 2-86600-739-5

EAN : 9782866007393

Huguenots -- France

Histoire religieuse -- France -- 16e siècle

Histoire religieuse -- France -- 17e siècle

Histoire religieuse -- Limousin (France) -- XVIIe siècle 1601 1700

Histoire religieuse -- Limousin (France) -- XVIe siècle

France -- 1562-1598 (Guerres de religion)

Classification Dewey : 930

Bercé, Yves-Marie (1936-2026 ; archiviste-paléographe) (Préfacier, etc. / author of introd)

Collection : La France au fil des siècles / Paris : Publisud , 1986-2000

Relation : Le temps des guerres de religion en Limousin vers 1550 et 1630 / Michel Cassan ; sous la direction de Yves-Marie Bercé / , 1993

Résumé / Abstract : Province composite, épousant approximativement les limites du diocèse de Limoges, le Limousin, même s'il échappa à la Sainte-Barthélemy comme tant d'autres contrées, vécut à l'heure des guerres de religion du milieu du XVIe siècle aux années 1630. Le XVIe siècle fut dominé par la difficile acclimatation du calvinisme contrecarrée par une Eglise catholique vigoureuse, capable de contenir la crise spirituelle de ses fidèles en leur reconnaissant le droit d'emprunter de manière quasi autonome les voies d'une dévotion rénovée, et en sollicitant les vénérables structures de la sociabilité confraternelle. Le primat accordé par les élites aux notions de bien public et d'autonomie urbaine contribua également à la prise de distance d'avec le calvinisme, supporté dans le haut Limousin par Jeanne d'Albret et Henri de Navarre, vicomte de Limoges. A son tour, la Sainte-Union fort virulente à Limoges, échoua devant cette primauté accordée à la concorde civile sur le zèle, à l'Etat sur la région. Dans une province, terre de seigneurs, le temps des guerres de religion se soldait par une incontestable avancée de l'Etat et une émancipation urbaine aussi large que tardive. Dans un diocèse qui n'avait marqué aucune attirance pour les hérésies médiévales, le catholicisme montra sa capacité à satisfaire les exigences des fidèles mieux que le calvinisme, en porte-à-faux par rapport aux attentes des foules attachées à la notion archaïsante de salut collectif.