Histoire du vandalisme : les monuments détruits de l'art français / Louis Réau,... ; édition augmentée par Michel Fleury et Guy-Michel Leproux

Date :

Type : Livre / Book

Langue / Language : français / French

ISBN : 2-221-07015-1

ISBN : 978-2-221-07015-4

EAN : 9782221070154

Monuments disparus -- France

Trésors artistiques durant la guerre -- France

Vandalisme -- France -- Histoire

Architecture -- Mutilation, dégradation, etc. -- France -- Histoire

Art -- Mutilation, dégradation, etc. -- France -- Histoire

Classification Dewey : 720.944

Fleury, Michel (1923-2002) (Editeur scientifique / editor)

Leproux, Guy-Michel (1961-....) (Editeur scientifique / editor)

Collection : Bouquins / collection fondée par Guy Schoeller ; dirigée par Jean-Luc Barré / Paris : Robert Laffont , 1979-

Résumé / Abstract : "De même que, selon le mot d'Auguste Comte, l'humanité se compose de plus de morts que de vivants, les monuments disparus, remarque Louis Réau, l'emportent sur les monuments survivants par le nombre et aussi, bien souvent, par la qualité". Le temps a eu raison d'eux, mais plus encore les hommes, leurs pires ennemis. Car si le mot vandalisme, appliqué à la destruction, à la mutilation ou à la restauration excessive d'oeuvres d'art ou de monuments auxquels s'attachent des souvenirs historiques, est relativement récent, puisqu'il a été inventé par l'abbé Grégoire en 1794, le phénomène qu'il désigne est très antérieur. Limitant son enquête à notre pays, Louis Réau commence au haut Moyen Âge, avec les invasions barbares. Mais c'est avec la Réforme protestante, qui priva de leurs sculptures une grande partie de nos édifices religieux, que le vandalisme moderne se manifesta vraiment. Deux siècles plus tard, il prend une forme plus radicale avec la Révolution puisque la destruction frappe tout ce qui en porte la trace, des monuments jusqu'aux pièces d'archives. A ce vandalisme d'origine religieuse et idéologique, se sont ajoutées d'autres variétés, non moins nocives comme le vandalisme esthétique se réclamant du "bon goût" ou de la "modernité", le vandalisme restaurateur, et, sans motifs avouables, celui qu'inspire la seule cupidité. Le livre de Louis Réau s'arrêtant en 1958, il importait de le mettre à jour. Michel Fleury, directeur d'études à l'Ecole pratique des Hautes Etudes, IVe Section, assisté de Guy-Michel Leproux, chargé de recherche au CNRS, a donc dressé le tableau, très noir, des quarante dernières années, en le ponctuant d'une centaine de photographies qui complètent les soixante-quinze illustrations reprises de l'édition originale. En dénonçant "les crimes de lèse-beauté qui sont aussi des crimes de lèse-patrie", Louis Réau souhaitait inspirer l'horreur de toute forme de vandalisme aux générations nouvelles. On ne saurait dire que cette ambition ait perdu de son actualité.